Vos recettes sont éparpillées partout. Dans une appli qui disparaît. Dans une note perdue. Dans une capture d’écran floue. Et puis un jour, vous cherchez votre gratin préféré et il n’existe plus nulle part. C’est là que Cooklang change tout. Ce petit format texte donne enfin une vraie maison à vos plats.
Cooklang, c’est quoi au juste ?
Cooklang est un langage de texte brut pour écrire vos recettes. Rien de compliqué. Vous créez un simple fichier avec une extension .cook et vous notez votre recette comme vous parleriez à quelqu’un. La différence, c’est que vous ajoutez quelques marqueurs très simples pour indiquer les ingrédients, les ustensiles et le temps.
Par exemple, vous écrivez @farine{200 g} pour la farine, #fouet{} pour un fouet, ou encore ~{25 minutes} pour le temps. Résultat, le texte reste lisible pour vous. Et la machine peut aussi le comprendre. C’est simple, propre, et franchement malin.
Ce qui plaît tout de suite, c’est l’idée de garder ses recettes à vie. Pas besoin de compte. Pas besoin de dépendre d’un service qui change ses règles du jour au lendemain. Vos fichiers vous appartiennent.
Pourquoi ce format plaît autant
Le problème avec beaucoup d’applications de cuisine, c’est qu’elles veulent tout faire à votre place. Elles ajoutent du design, des menus, des pop-up, des abonnements. Et parfois, elles compliquent juste ce qui devrait rester simple. Cooklang fait l’inverse. Il va droit au but.
Vous écrivez votre recette une fois. Puis vous pouvez la lire, la modifier, la sauvegarder, la partager. C’est un peu comme passer d’un tiroir en désordre à une armoire bien rangée. Tout est plus clair. Tout est plus durable.
Il y a aussi un côté rassurant. Avec du texte brut, vous savez que vous pourrez toujours ouvrir vos fichiers dans dix ans. Un éditeur simple suffit. Même un bloc-notes. Pas besoin d’un logiciel rare ou d’un format fermé.
Comment écrire une recette en Cooklang
La syntaxe est courte, donc vous ne perdez pas de temps. Vous rédigez la recette normalement, puis vous ajoutez les balises quand c’est utile. Cela donne un document lisible même sans outil spécial. Et c’est sans doute la plus belle idée du projet.
Voici un exemple simple pour des crêpes :
Ingrédients
@farine{250 g}
@lait{50 cl}
@oeufs{3}
@beurre{30 g}
@sucre{1 c. à soupe}
@sel{1 pincée}
Préparation
Dans un saladier, versez la @farine{250 g}. Ajoutez les @oeufs{3} puis le @lait{50 cl} petit à petit. Mélangez avec un #fouet{}. Faites fondre le @beurre{30 g} et ajoutez-le à la pâte. Laissez reposer ~{30 minutes}.
Vous voyez le principe. C’est lisible, léger, et assez naturel. Le texte ressemble encore à une vraie recette. Ce n’est pas un code froid et compliqué.
Ce que Cooklang fait mieux que beaucoup d’applis
Le gros avantage, c’est la liberté. Vous pouvez ouvrir, modifier et classer vos recettes comme vous voulez. Rien ne vous enferme dans une interface fermée. Et si une appli disparaît, vos fichiers restent là.
Autre point fort : Git. Oui, le même outil que les développeurs utilisent. Avec Git, vous pouvez suivre les changements de vos recettes. Vous ajoutez un peu plus d’ail dans la sauce ? Vous pouvez revenir en arrière si le résultat n’est pas meilleur. Vous changez une pâte à tarte ? Vous gardez l’historique.
Cette idée est très puissante. Une recette n’est plus figée. Elle évolue avec vous. Et vous voyez enfin ce que vous avez vraiment modifié au fil du temps.
Les quantités s’adaptent, mais pas n’importe comment
Cooklang sait aussi mettre une recette à l’échelle. Si vous passez d’un repas pour 2 personnes à un dîner pour 6, les quantités peuvent s’ajuster automatiquement. C’est très pratique pour les ingrédients simples comme la farine, le lait ou le riz.
Mais tout ne doit pas forcément être triplé. Et c’est là que l’outil reste intelligent. Le sel, par exemple, ne suit pas toujours une règle mathématique parfaite. Vous gardez le contrôle. C’est important, parce qu’en cuisine, le bon sens compte autant que les chiffres.
En pratique, cela évite pas mal d’erreurs. Vous ne vous retrouvez pas avec trois fois trop de piment ou une sauce noyée sous le sel. La cuisine reste une cuisine. Pas une feuille de calcul.
Un vrai écosystème autour du format
Cooklang ne se limite pas à un petit fichier texte. Il existe tout un ensemble d’outils autour. Vous pouvez utiliser une CLI en Rust, un serveur web, des applications mobiles iOS et Android, et même des plugins pour VS Code, Vim ou Emacs. Il y a aussi une intégration dans Obsidian pour ceux qui utilisent déjà ce carnet numérique.
Le côté pratique va encore plus loin. Il existe un mode Raspberry Pi pour partager vos recettes sur un réseau WiFi local. Très utile dans une cuisine familiale. Tout le monde peut ouvrir le livre de recettes depuis son téléphone, sans passer par Internet.
Et si vous trouvez une recette en ligne qui vous plaît, vous pouvez la convertir automatiquement avec cook.md. Vous collez l’adresse, et la recette est transformée dans un format compatible Cooklang. Plus besoin de tout recopier à la main. Franchement, ça fait gagner un temps fou.
Pour qui Cooklang est vraiment utile
Cooklang plaît à plusieurs profils. Si vous aimez organiser vos fichiers, vous allez apprécier la logique. Si vous cuisinez souvent, vous allez aimer la simplicité. Si vous voulez préserver un carnet familial, vous allez aimer la durabilité.
C’est aussi une bonne solution si vous en avez assez des recettes cachées derrière des pages interminables. Vous savez, ces articles où il faut faire défiler une histoire de vacances avant d’arriver aux ingrédients. Ici, on va droit au but. Et ça soulage.
Ce format conviendra moins à ceux qui veulent une expérience très visuelle ou collaborative en temps réel. Ce n’est pas un Google Docs de la cuisine. C’est plutôt un coffre bien tenu, fait pour durer et rester propre.
Comment commencer simplement
Pour tester Cooklang, vous pouvez créer un premier fichier avec une recette que vous connaissez déjà par cœur. Prenez un plat simple. Une soupe. Des crêpes. Un gâteau au yaourt. L’objectif n’est pas d’être parfait. L’objectif est de sentir si cette méthode vous simplifie la vie.
Commencez avec ces bases :
- un fichier .cook
- un ingrédient noté avec @
- un ustensile noté avec #
- un temps noté avec ~
- un dossier bien rangé pour vos plats
Ensuite, si vous aimez l’idée, vous pouvez connecter vos fichiers à Git, les synchroniser, ou les garder sur un petit serveur local. Le plus important, c’est que tout reste à vous. Vos recettes, votre rythme, votre méthode.
Une manière plus simple et plus durable de cuisiner
Au fond, Cooklang ne cherche pas à rendre la cuisine plus compliquée. Il cherche à la rendre plus fiable. Vos recettes restent lisibles. Vos modifications restent visibles. Vos plats restent accessibles. C’est presque un retour au bon sens, mais avec les bons outils modernes.
Si vous aimez cuisiner et que vous aimez garder les choses en ordre, vous risquez bien d’y prendre goût. Et si vous avez déjà perdu une recette précieuse, vous comprendrez tout de suite l’intérêt. Un simple fichier texte peut parfois sauver bien plus qu’on ne le croit.






